Aujourd’hui je vous présente Ingrid Quizy, fleuriste depuis 13 ans sous le nom de Pleione et installée à Morêt-sur-Loing-et-Orvanne depuis 9 ans. Ma rencontre avec Ingrid est une rencontre Instagram. Nous suivons et apprécions le travail l’une de l’autre. Nous devions nous rencontrer “pour de vrai” le 17 mars, mais le cours des choses en a décidé autrement, ce n’est que partie remise ! En attendant, Ingrid a accepté de répondre à ces quelques questions. Cet article est susceptible de s’enrichir de nouveaux éléments, quand nous aurons pu enfin faire connaissance en chair et en os ! Toutes les photos sont celles de son travail.
Après mon bac scientifique j’ai suivi 2 années de faculté puis me suis dirigée vers des études de photographie. J’ai ensuite travaillé environ 7 ans dans la communication graphique mais n’y trouvant plus mon compte, j’ai suivi une formation de reconversion à l’École des Fleuristes de Paris. C’est un métier qui me plaisait depuis toute petite mais comme mes résultats scolaires étaient bons, l’Éducation Nationale jugeait à l’époque (et juge encore de nos jours) que c’était du gâchis d’envoyer une bonne élève en apprentissage dans une filière artisanale. Les choses commencent à changer mais le chemin est encore long.
En fait, la pleione est une petite orchidée qui pousse sur les contreforts de l’Himalaya. La plante en elle-même est toute petite mais elle produit des fleurs extraordinaires.
De plus en plus dans la nature. J’ai la chance d’habiter juste à côté de la Forêt de Fontainebleau en bord de Seine. C’est très ressourçant. L’Ikebana m’inspire aussi beaucoup. J’ai d’ailleurs un diplôme de maîtrise 4.
Pour les mariages, je ne travaille que des fleurs « nobles » ou des fleurs très naturelles, sauvages. J’évite les lys pour leur odeur, les chrysanthèmes « basiques » et les gerberas que je ne trouve pas assez appropriés. Je refuse aussi de travailler avec la majorité des fleurs teintées que je trouve trop artificielles. Cependant, j’adore les chrysanthèmes à très grosses fleurs (qui rappellent les tissus et paravents japonais). Ils sont hélas boudés par nos clients, car trop assimilés au deuil. J’aime aussi les roses anciennes, les hellébores, les renoncules et les fleurs sauvages. L’an passé, je me suis amusée à intégrer des pissenlits en graine dans des compositions. J’ai adoré même si c’est d’une extrême délicatesse à manipuler.
Celui que je n’ai pas encore fait !
Les demandes sont de plus en plus précoces : 1 an ½ voire 2 ans avant. Idéalement entre 6 et 8 mois avant c’est suffisant. Les devis sont faits en général dans la semaine qui suit la demande sauf gros projet qui demanderait des prestations extérieures ou des fabrications particulières.
Un chemin de table en eucalyptus travaillé en guirlande coûte 50 euros par mètre linéaire. Cela peut paraître cher, mais c’est le prix de la main d’œuvre qui compte pour moitié dans le budget.
Un ensemble de petits vases fleuris va de 25 à 40 euros selon le nombre de vases et les fleurs choisies.
Un bouquet de mariée « classique » coûte entre 80 et 100 euros. Des bouquets plus élaborés peuvent aller jusque 150 euros. La boutonnière du marié est offerte.
La qualité et la propreté de notre travail, le choix de nos fleurs est essentiel. Nous sommes aussi très à l’écoute de nos clients. Cependant, je n’accepterai pas de faire quelque chose qui me parait incohérent, inutile, techniquement ou logistiquement irréalisable juste pour faire plaisir, pour qu’ensuite le client soit déçu. Nous avons un rôle de conseil indispensable pour que le plus beau jour de nos clients se passe parfaitement.
Les photos ne sont pas libres de droits.